L'arthrose, que l'on nomme également arthropathie chronique
dégénérative, ostéo-arthrite (OA) ou encore arthrite dégénérative,
est une maladie inflammatoire des articulations. C'est la forme la
plus courante d'arthrite, qui bien que n'entraînant pas
habituellement d'incapacité sévère, n'en est pas moins associée à
une diminution importante de la qualité de vie, due à la douleur et
à la limitation de la motricité.
Normalement, la surface des os est recouverte, au niveau des
articulations, d'un tissu appelé "cartilage". Cette surface
parfaitement lisse est destinée à amortir les chocs dûs aux
mouvements. Dans l'arthrose, les cartilages se fissurent et
s'effritent. Les chondrocytes, essaient de fabriquer plus de
matière pour compenser celle qui a été perdue. Le plus souvent, la
démarche est vaine et le cartilage continue de disparaître. Ces
tentatives désespérées de réparation n'aboutissent qu'à de petites
excroissances osseuses déformant l'articulation : Les ostéophytes
ou « becs de perroquet ». Ce processus peut s'échelonner sur des
dizaines d'années, la destruction complète du cartilage n'ayant
lieu qu'au stade final de l'arthrose.
C'est la maladie articulaire la plus fréquente. Bien que commençant
souvent plus tôt dans la vie, les premiers symptômes n'apparaissent
généralement qu'entre 40 et 50 ans. L'arthrose est plus courante
chez l'homme avant 45 ans et chez la femme après 55 ans. A partir
de 70 ans, la plupart des gens souffrent d'arthrose.
Maladie inflammatoire ou pas ?
L'arthrose est classée comme arthrite non inflammatoire, donc ne
s'accompagnant pas d'inflammation (d'enflure). Des études récentes
ont montré que ce n'est pas le cas. Bien qu'il n'y ait
habituellement pas d'enflure au premier stade de la maladie,
l'inflammation peut apparaître à mesure que l'arthrose
progresse.
Les causes de l'arthrose?
Selon les différentes instances médicales, les causes de l'arthrose
nous sont encore inconnues. Il est fort probable que la
dégénérescence des articulations soit causée par un ensemble de
facteurs héréditaires, constitutionnels et environnementaux.
La métaphysique relie l'arthrose à une rigidité des pensées, des
attitudes et des comportements. L'arthrose surviendrait lorsque
nous sommes trop inflexible, trop exigeant, intolérant ou très
moraliste.
Les facteurs de risques
Parmi les facteurs principaux, on retrouve :
- l'hérédité (arthrose familiale) ;
- le surpoids ;
- le vieillissement ;
- les antécédents traumatiques d'une articulation ;
- d'autres maladies osseuses ou articulaires localisées
(séquelles d'arthrite, de fractures, maladie de Paget) ;
- Des anomalies de position d'articulations (scoliose,
malformation de la hanche) ;
- Une mauvaise nutrition et la déshydratation ainsi que certains
aliments.
- le port de talons haut (tout du moins pour l'arthrose des
genoux).
Mais aussi : Un taux excessif de cuivre dans le sang, un excès de
sécrétion d'hormone parathyroïdienne dans le sang, un diabète
sucré, une hypothyroïdie ou encore une hémochromatose (taux trop
élevé de fer dans le sang) ou encore un déficit en magnésium.
Les études épidémiologiques démontrent que la fréquence de
l'arthrose est plus élevée chez l'homme que chez la femme, à âge
égal, jusqu'à la cinquantaine. Au delà, c'est l'inverse. Or la
grande différence entre les sexes à cet âge est la survenue de la
ménopause chez la femme. Il est donc logique de penser que la
privation d'hormones féminines favorise l'éclosion de
l'arthrose
Articulations touchées
L'arthrose peut toucher n'importe quelle articulation, mais ses
cibles de prédilection sont habituellement les articulations qui
soutiennent le poids du corps (hanche (coxarthrose), genou
(gonarthrose), pieds et colonne vertébrale (discarthrose). Notez
que les articulations non portantes, comme celles des doigts et du
pouce, peuvent aussi être atteintes (rhizarthrose). Il est rare que
d'autres articulations présentent des signes d'arthrose, sauf à
suite d'un traumatisme ou d'un stress inhabituel.
Signes avant-coureurs de l'arthrose
Le fait qu'une ou plusieurs articulations soient douloureuses,
raides et enflées pendant plus de deux semaines devrait être le
signal de consulter votre médecin de famille. Plus le diagnostique
sera précoce, plus vite des actions pourront être entreprises et
moins les dommages seront importants et irréversibles. Pour ce
faire, nous disposons aujourd'hui d'un véritable "arsenal"
d'imagerie complété au besoin par des examens comme
l'arthroscopie.
Les symptômes
Les douleurs dues à l'arthrose sont habituellement calmées par le
repos et aggravées par les mouvements. Elles peuvent devenir
permanentes avec l'évolution de la maladie, empêchant parfois le
sommeil, devenant ainsi invalidantes pendant la journée. Ces
douleurs ne proviennent pas du cartilage lui-même mais de
l'atteinte de tissus environnants. Elles peuvent également être
consécutives à une diminution de la circulation sanguine à
l'intérieur de l'os lui-même, suite à un épaississement de l'os
situé juste au-dessous du cartilage. Certaines sont dues à une
inflammation de la capsule, à des contractures musculaires ou à
l'instabilité articulaire à l'origine d'un étirement de cette
capsule. Les autres symptômes sont dépendants du type d'arthrose et
de sa localisation.
Évolution
Certaines arthroses évoluent très rapidement alors que d'autres ne
se développent que très lentement. L'évolutivité de la maladie se
juge uniquement sur la vitesse de diminution de l'interligne
articulaire visible à la radiographie. Aucune analyse biologique ne
permet de juger de l'évolution d'une arthrose.
L'évolution de la maladie arthrosique se fait vers l'aggravation
progressive et le blocage de l'articulation. L'apparition de la
limitation des mouvements et des déformations constitue l'élément
majeur de la surveillance.
Dans de nombreux cas cependant, le patient se stabilise et ne
présente plus de douleurs articulaires. Il arrive même qu'il y ait
une régression de la maladie, visible radiologiquement.
Comment retarder l'évolution
Il y a moyen de retarder la progression de la maladie. Pour cela,
il est important de rester actif, afin d'entretenir les muscles et
tendons de l'articulation, un ensemble interdépendant.
Bouger
L'exercice est essentiel, pour conserver la souplesse et la force
des muscles et des tendons, qui assurent l'intégrité de
l'articulation. Une activité physique régulière aidera à soutenir
l'articulation, qui moins sollicitée sera moins douloureuse. Des
exercices «doux», la natation, ou la gymnastique aquatique, la
marche, sont bons pour prévenir ou soulager la douleur.
L'amplitude du mouvement doit être entretenue, pour les mêmes
raisons. La pratique d'étirements doux et progressifs permettra de
maintenir une plus grande souplesse des articulations.
Perdre du poids
Nous l'avons vu, le surpoids est un facteur déterminant dans
l'arthrose, car les articulations sont sensibles aux variations
pondérales.
Le massage
Sous l'effet de la douleur, les muscles se contractent et
renforcent à leur tour la douleur. Le massage, accompagné d'huiles
essentielles anti-inflammatoires permettra une détente des muscles
et ligaments de la région atteinte.
La natation
Le simple fait de nager et de travailler la souplesse articulaire
en piscine est un moyen idéal pour soulager les douleurs
articulaires.
Écouter les messages du corps
Écoutez votre corps. En cas de crise, reposez l'articulation malade
tant qu'elle est douloureuse.
Traitements
Les traitements conventionnels
Le traitement médical de l'arthrose vise avant tout à réduire la
douleur et à améliorer le mouvement articulaire.
Le traitement pharmacologique de première ligne comprend
principalement l'acétaminophène, comme : Doliprane®, Efferalgan®,
Dalfagan®, etc. en France - Tylenol®, Panadol®, Exdol®, etc. au
Canada). Notez bien qu'une surdose grave d'acétaminophène peut
entraîner une atteinte hépatique. Des AINS comme l'acide
acétylsalicylique ou ASA (Anacine®, Aspirine® etc.) et l'ibuprofène
(Advil®, Motrin®, etc.) sont vendus sans ordonnance.
Lorsque cela ne suffit plus, d'autres types d'anti-inflammatoires
non stéroïdiens (AINS) sont alors prescrits. Si la douleur est
intense ou l'enflure très marquée, votre médecin peut vous
prescrire des produits comme Célébrex®, Clinoril®, Feldène®,
Indocid®, Naprosyne®, Relafène®, Voltarène®, ou encore le Vioxx®,
aujourd'hui retiré du marché en raison de nombreux accidents
cardio-vasculaires. Il faut parfois prendre un AINS pendant
plusieurs semaines avant qu'il ne fasse entièrement effet.
Les injections de corticoïdes dans les articulations visent à
diminuer, voire à stopper le processus inflammatoire au cours des
poussées d'arthrose mais ses dangers sont nombreux : Ostéoporose,
tassement vertébral, fonte musculaire, oedème, fragilité de la
peau, pilosité excessive, diabète, infections à répétition,
hypertension artérielle, glaucome, troubles psychiques. D'autre
part, un arrêt brutal de l'utilisation de corticoïdes peut
entraîner des dérèglements hormonaux plus ou moins graves.
La visco-supplémentation permet de lubrifier l'articulation et
d'amortir les chocs. Elle consiste a injecter dans l'articulation
une substance (une molécule de l'acide hyaluronique), qui est
normalement présente dans l'articulation et qui est responsable des
propriétés viscoélastiques du liquide synovial. Elle est
essentiellement proposée pour la gonarthrose (arthrose du
genou).
Quand l'arthrose est installée, quand elle fait trop souffrir et
limite les mouvements et que l'état des articulations lésées n'a
pas été amélioré par d'autres traitements, il est nécessaire
d'avoir recours à la chirurgie. En particulier, l'arthroplastie, ou
remplacement de l'articulation, est une modalité thérapeutique
importante et efficace en cas d'arthrose de la hanche ou du
genou.
La prise simultanée d'un antidépresseur doit être envisagée quand
la douleur est omniprésente et que le patient a tendance à
développer un syndrome psychique algique (modifications du
comportement psychique dues à une douleur chronique) .
En tant que naturopathe, je conseille habituellement de n'avoir
recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) que le plus
tard possible et de ne pas les utiliser sur une longue période, car
s'ils permettent d'inhiber l'inflammation et ce faisant, de contrer
les douleurs et la limitation des mouvements, la prise
d'anti-inflammatoires n'en a pas moins des conséquences dramatiques
:
- Irritation de la muqueuse digestive
- Risque de gastrite et d'ulcères de l'estomac et du
duodénum
- Hémorragies gastriques (La plupart des AINS ont un effet
antiagrégant plaquettaire)
- Dommages au foie
- Dommages aux reins (Les AINS entraînent une rétention
hydro-sodée et antagonisent les prostaglandines qui ont un effet
vasodilatateur. Ils sont dès lors responsables d'une augmentation
de la pression artérielle.)
- Détérioration du cartilage en bloquant la synthèse du
collagène
- Blocage de la synthèse des glyco-aminoglycanes impliqués dans
la formation de plusieurs tissus articulaires.
- Blocage de la synthèse des prostaglandines de type E2
(responsables de l'inflammation), de même que des autres
prostaglandines utiles (E1 et E3).
- Nombreuses interactions médicamenteuses
L'alimentation
L'alimentation industrielle, les mauvaises habitudes alimentaires
et/ou la suralimentation, le stress... favorisent l'acidification
de l'organisme. Cette acidification est une des causes importantes
d'arthrose, car elle contribue à la déminéralisation des os. En
effet, lorsque le niveau d'acidité augmente, l'organisme, pour
retrouver son équilibre acido-basique, puise dans les substances
minérales alcalines présentes dans ses réserves : os, cartilages,
dents, etc... Un excès d'acides entraîne toujours une
déminéralisation!
On comprendra dès lors qu'après des années d'excès d'acidité,
l'arthrose, se manifeste. En rétablissant l'équilibre
"acido-basique", on freinera la progression de la maladie.
Le choix de nos aliments est un facteur essentiel à notre santé.
Dans l'arthrose, une alimentation adéquate permettra de renforcer
les articulations, d'améliorer les défenses antioxydantes et de
lutter contre l'inflammation.
Certains aliments favorisent la production d'acide urique, qui est
préjudiciable pour les articulations, comme le cacao, les viandes
rouges, les produits laitiers, la charcuterie et les sucres rapides
(sucre blanc, riz blanc, purée de pommes de terre …).
Aliments à éviter
Éviter tous les sucres, les viandes rouges, le gras animal, les
sels, produits laitiers, thé noir, café, cola, maté, tamari,
asperge, épinard, tomate.
Les viandes transformées industriellement (viandes fumées et
salées, bacon, jambon, saucisses fumées et autres charcuteries)
sont à éviter totalement, car elles contiennent des agents de
conservation et des substances chimiques pouvant provoquer des
réactions allergiques de type arthritique.
Aliments à privilégier
Les aliments riches en silice comme : farine de seigle, millet,
orge, topinambour, riz complet, persil… Utiliser l'huile d'olive de
première pression à froid ou l'huile de graines de
citrouille.
Lorsque les articulations sont douloureuses, le nombre de radicaux
libres augmente. Pour les neutraliser, consommer beaucoup
d'antioxydants. Vous les retrouvez dans les fruits, les légumes
(poivron, artichaut, céleri), les légumineuses, l'ail.
Les fruits rouges (myrtille, fraise, framboise, mûre, groseille,
cerise), les agrumes, les prunes, les kiwis, l'ananas et les dattes
sont également riches en antioxydants ainsi que les crucifères :
choux (tous), radis noir, navet, rutabaga, raifort.
Si vous êtes en surpoids, essayez de perdre les kilos superflus qui
surchargent les articulations. Pour cela, mangez moins d'aliments
farineux et sucrés (friandises, pain, pommes de terre) et remplacez
les par des légumes, des fruits et des protéines végétales (soja,
quinoa, légumineuses).
L'arthrose étant une maladie du cartilage, tout ce qui peut
renforcer ce dernier est donc bienvenue. A cet égard, le calcium
est indispensable.
Le calcium
Le calcium joue un rôle important dans le développement et la
solidité du squelette, la contraction des fibres musculaires et la
stabilisation du pH. Il permet également l'activation de certains
enzymes indispensables au bon fonctionnement de l'organisme.
Un mot sur le lait
Il existe une controverse sur le lait. D'un côté, il apparaît dans
les différents guides alimentaires comme la source par excellence
de calcium et d'un autre côté, il est cité dans de nombreuses
études comme favorisant les rhumatismes. C'est l'alimentation des
vaches et la pasteurisation du lait qui seraient en cause.
L'agriculture moderne, avec son cortège de pesticides et
d'antibiotiques, produit de nombreux résidus qui ne sont pas sans
effet sur notre organisme. D'autre part, selon le Docteur Carol
Vachon, le conditionnement occasionne une dénaturation de plusieurs
composantes du lait. Plusieurs données scientifiques indiquent que
ces changements modifient les impacts physiologiques et
nutritionnels du lait. Déjà au début du XXe siècle, des études
montraient que le chauffage pouvait diminuer la capacité du lait à
soutenir la croissance chez l'enfant ou réduire le bilan minéral.
Le traitement à la chaleur atténue ou annule l'activité
antibactérienne d'un lait intact ainsi que les propriétés
immuno-stimulantes des protéines du petit lait de vache.
La Docteur Jean Seignalet affirme que le lait et les produits
laitiers seraient à l'origine de maladies rhumatoïdes et
inflammatoires.
Heureusement, le lait et les produits laitiers ne sont pas la seule
source de calcium. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous les
sources alimentaires de calcium. Il est préférable de combler les
besoins quotidiens avec l'alimentation plutôt qu'avec des
suppléments alimentaires.
|
|
Aliments
|
Calcium
|
|
1
|
Tofu ferme fait avec du sulfate de calcium – 100 g (3 ½ oz)
|
683 mg
|
|
2
|
Fromages emmental, romano, gruyère et parmesan – 50 g (1 ½
oz)
|
450-592 mg
|
|
3
|
Boisson de soya enrichie - 250 ml (1 tasse)
|
320-368 mg
|
|
4
|
Fromage ricotta, lait partiellement écrémé – 125 ml (1/2
tasse)
|
356 mg
|
|
5
|
Fromages brick, cheddar, edam, gouda, provolone, roquefort,
suisse - 50 g (1 ½ oz)
|
350 mg
|
|
6
|
Tofu ordinaire, préparé avec du sel de calcium - 100 g (3 ½
oz)
|
350 mg
|
|
7
|
Sardines en conserve, avec arêtes - 100 g (3 ½ oz) (8
moyennes)
|
311-325 mg
|
|
8
|
Lait de chèvre – 250 ml (1 tasse)
|
325 mg
|
|
9
|
Lait de vache, 0 % à 3,25 % MG – 250 ml (1 tasse)
|
324-291 mg
|
|
10
|
Yogourt nature, 0 % à 3,25 % MG – 175 ml (3/4 tasse)
|
330-275 mg
|
|
11
|
Fromages bleu, camembert, feta, mozzarella - 50 g (1 ½)
|
210-250 mg
|
|
12
|
Saumon en conserve, avec arêtes – 100 g (3 ½ oz)
|
212-228 mg
|
|
13
|
Haricots doliques noirs, cuits – 250 ml (1 tasse)
|
212 mg
|
|
14
|
Jus d'orange enrichi de calcium – 125 ml (1/2 tasse)
|
160 mg
|
|
15
|
Perche de l'Atlantique grillée – 100 g (3 ½ oz)
|
137 mg
|
|
16
|
Tofu préparé avec du sel de magnésium – 100 g (3 ½ oz)
|
135 mg
|
|
17
|
Amandes, noix du Brésil ou noisettes – 60 ml (1/4 tasse)
|
52-93 mg
|
|
18
|
Palourdes en conserve – 100 g (3 ½ oz)
|
91 mg
|
|
19
|
Chou chinois bouilli – 125 ml (1/2 tasse)
|
90 mg
|
|
20
|
Truite arc-en-ciel grillée – 100 g (3 ½ oz)
|
85 mg
|
Autres source de calcium
- graines de sésame entières
- la plupart des légumineuses cuites ou en conserve (p. ex.
fèves)
- pak-choï, chou frisé, feuilles de navet et de moutarde
- brocoli
- oranges
- pétoncles
- huîtres
- amandes, graines de tournesol séchées
L'organisme a besoin de vitamine D pour absorber le calcium. Cette
vitamine est présente dans le saumon et les poissons en général,
les huîtres, l'huile d'olive, de tournesol, les jaunes d'oeufs et
le foie.
On l'associera au magnésium puisque le calcium a besoin du
magnésium pour être bien absorbé.
Le potassium, présent en grande quantité dans les fruits et
légumes, permet de limiter les fuites de calcium osseux, en
neutralisant les effets d'une alimentation à tendance acide. On le
retrouve dans : abricot, datte et figue séchées, cerises au
marasquin, jus de pruneau, kiwi, avocat, noix de coco, noix,
arachides, olives, rhubarbe, citrouille, artichaut, brocoli, courge
d'hiver, choux de Bruxelles, panais, patate sucrée.
La vitamine K, elle, joue un rôle dans la fixation du calcium sur
les os.
On la retrouve dans : brocolis, bettes à carde, chicorée, choux,
cresson, huiles de colza, de soja, fines herbes comme l'origan,
l'estragon, le céleri en flocons, la sarriette, le romarin et la
sauge.
Il a été prouvé que lorsque les articulations sont douloureuses, la
faute en incombe à une augmentation du nombre de radicaux libres.
Ces derniers sont neutralisés par les antioxydants qui se
retrouvent dans un grand nombre d'aliments.
Vitamine C : poivron, goyave, oseille, citron, orange, kiwi,
choux, papaye, fraise…
Vitamine E : huile de tournesol, de soja, de maïs, beurre,
margarine, oeuf…
Vitamine A : foie, beurre, oeuf…
Sélénium : poisson, oeufs, viande…
Zinc : fruits de mer, viande, pain complet, légumes vert
;
Polyphénols (flavonoïdes et tanins en particulier) : fruits
et légumes, vin, thé…
Les enzymes
Des études démontrent que des déficiences en enzymes digestives
contribuent activement à l'apparition de nombreuses maladies
chroniques, dont l'arthrose. En vieillissant, notre organisme
sécrète de moins en moins de ces enzymes digestives. Une
alimentation, essentiellement composée d'aliments transformés
industriellement ne nous apporte pas les compléments nécessaires.
Les bonnes sources d'enzymes sont :
- ananas,
- papaye,
- mangue,
- goyave.
Consommer des aliments contenant des phytohormones, comme les pois
chiches, le soya. Ceux-ci auront un effet de maintien sur la masse
osseuse.
Les graisses
On sait aujourd'hui que plus on mange de graisses
pro-inflammatoires, plus on a de chances de fabriquer des
substances qui favorisent les inflammations. Il convient de limiter
les aliments qui en apportent beaucoup, comme les huiles de
tournesol, de maïs, de pépins de raisin, les oeufs (le jaune en
particulier), des viandes comme la dinde et le foie de certains
animaux.
Si certaines graisses sont directement responsables de
l'inflammation, d'autres, au contraire, permettent de lutter
contre. En fait, il convient de rétablir un juste équilibre entre
les oméga-6 et les oméga-3. Pour cela, adoptez l'huile d'olive pour
la cuisson et l'huile de colza pour l'assaisonnement. Limitez les
graisses saturées (beurre, produits laitiers, viande grasse) et
mangez des poissons gras riches en oméga-3 (sardines, thon, saumon,
maquereau) deux à trois fois par semaine et des noix ou des graines
de lin tous les jours. En revanche, bannissez définitivement de
votre cuisine les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de
raisin.
Les options non pharmaceutiques
L'exercice aide à réduire la douleur et à améliorer la
fonctionnalité et peut parfois contribuer à maintenir un poids
santé qui réduit les contraintes exercées sur les articulations.
Des exercices d'amplitude et de musculation renforcent les muscles
qui entourent l'articulation, ce qui la rend plus stable.
L'enseignement de stratégies d'auto-prise en charge afin
d'apprendre au patient comment faire face à la douleur et aux
limitations fonctionnelles est également un complément au
traitement qui améliore la qualité de vie.
Les suppléments alimentaires efficaces contre
l'arthose
Il existe un certain nombre de plantes et suppléments efficaces
contre les méfaits de l'arthrose. Il ne s'agit pas de les prendre
tous mais de savoir ceux qui ont le plus d'impact sur vous.
L'usage de plantes médicinales n'est recommandée qu'avec avis
professionnel et personnalisé. Il est primordial de ne pas faire
d'auto prescription et de consulter un professionnel de la santé de
votre choix, certains produits naturels ayant des interactions avec
les médicaments de synthèse.
Les tisanes
Tisanes ou décoctions de plantes peuvent constituer un excellent
traitement de fond aussi bien préventif que curatif.
* alkékenge, infusion de 50 g de baies séchées
* bouleau, infusion de 30 g de feuilles
* cassis, infusion de 50 g de feuilles
* chiendent, décoction de 30 g de racines
* frêne, infusion de 30 g de feuilles
* harpagophytum, décoction de 20 g de racines
* marjolaine, infusion de 30 g de sommités fleuries
* orme, décoction de 70 g d'écorce
* reine-des-prés, infusion de 10 g de fleurs
* saule, décoction de 30 g d'écorce de jeunes rameaux
La glucosamine [ 500 mg, 3 fois par jour ]
La glucosamine est produite naturellement par l'organisme. Elle
joue un rôle clé dans la construction de cartilage en stimulant la
production de glycosaminoglycanes, principaux composants
structuraux du cartilage. Elle aide à l'assimilation du soufre qui
est nécessaire à la fabrication et à la réparation des
cartilages.
Des études suggèrent que la glucosamine peut être au moins aussi
efficace que certains des médicaments fréquemment utilisés pour
traiter l'arthrose mais avec moins d'effets secondaires
gastro-intestinaux. La glucosamine est souvent prise avec de la
chondroïtine, un autre supplément considéré comme efficace dans le
traitement de l'arthrite. Ces substances sont souvent combinées
avec le manganèse, qui est également nécessaire pour la
construction du cartilage.
La chondroïtine [ 400 mg, 3 fois par jour ]
Ralentit l'évolution de l'arthrose, protège le cartilage
articulaire et participe à sa reconstitution. Il faut compter de
deux à huit semaines pour que l'effet se fasse pleinement sentir. A
prendre en association avec la glucosamine.
La griffe du diable [ 1 ou 2 g par jour ]
Les propriétés anti-inflammatoires de la griffe du diable ont été
mises en évidence par de nombreuses recherches. En plus d'agir sur
les articulations et les tendons, la plante favorise la détente
musculaire.
L'huile de foie de morue
Des chercheurs de la faculté de biomédecine de l'Université de
Cardiff, au Royaume-Uni, révèlent que ce remède ancestral peut non
seulement retarder la destruction du cartilage et l'inflammation
douloureuse associées à l'arthrose mais qu'il peut même en inverser
le processus.
Le lithothamne
Cette algue constitue un apport de calcium, de magnésium et
d'oligo-éléments marins. C'est un aliment anti-acide très efficace
recommandé face à cette pathologie.
Le MSM [1,5 g par jour, trois fois par jour]
Découvert dans les années 1970 par des chercheurs du Portland
Oregon Health Sciences University (États-Unis), le MSM a dès lors
été largement employé en médecine vétérinaire pour lutter contre
les troubles inflammatoires d'ordre musculaire ou osseux, notamment
chez les chevaux de course et les chiens de race. Grâce au soufre
qu'il renferme, le MSM contribuerait à préserver les fonctions
immunitaires et à maintenir en bon état les tissus conjonctifs
(tendons, derme profond, collagène, cartilage, etc.).
La SAMe (S-Adenosyl-L-Methionine)
Des essais cliniques portant sur plus de 20 000 personnes ont
révélé qu'elle était aussi efficace contre l'arthrose que les AINS,
sans en avoir les effets indésirables.
Le boswellia [300 mg à 400 mg, trois fois par jour]
Utilisé en médecine ayurvédique et en Médecine Traditionnelle
Chinoise pour traiter l'inflammation des articulations. A des
propriétés anti-inflammatoires.
Le cassis
On reconnaît l'usage médicinal des feuilles de cassis comme
traitement adjuvant des troubles rhumatismaux.
La cayenne
L'usage de crèmes, lotions et onguents à base de capsicine (composé
actif du cayenne), soulagent les douleurs causées par
l'arthrose.
Les insaponifiables d'avocat et de soya
Selon plusieurs études, ces substances, extraites de l'avocat et du
soya, pourraient améliorer les fonctions articulaires et diminuer
la douleur.
La réglisse
Son efficacité à soulager l'arthrite et les douleurs rhumatismales
est reconnue par la Commission E allemande.
L'écorce de saule blanc
L'écorce de saule se compose en partie de dérivés salicylés, qui
présentent les mêmes propriétés que l'aspirine, sans en avoir les
effets secondaires. Ces salicylés sont, d'une part
anti-inflammatoire et d'autre part, agissent sur les articulations
douloureuses.
La prèle
La prêle est très riche en matières minérales avec une teneur
exceptionnelle en silicium (sous forme d'oxyde, c'est-à-dire de
silice). C'est la plante la plus riche qui soit en cet élément
majeur et essentiel pour notre organisme. Elle peut contenir
jusqu'à 40 % de son volume en silice. Elle contient également une
forte proportion de calcium (sous forme de phosphate et surtout de
carbonate) et de potassium (sous forme de chlorure et de sulfate),
ainsi que du fer, du manganèse, du magnésium, du sodium et du
soufre. (voir dossier prèle)
Les probiotiques
Des patients gênés depuis de nombreuses années par des douleurs
articulaires, pourraient retrouver une bonne mobilité avec les
probiotiques mais il sera généralement nécessaire de reconstituer
simultanément la barrière intestinale.
Souches concernées :
- Bifidobacterium,
- lactobacillus,
- streptococcus thermophilus
Autres ressources
La rééducation physique, les massages bien adaptés peuvent
permettre de soulager les zones articulaires atteintes. Des
exercices quotidiens sont bénéfiques pour l'ensemble des
articulations. Attention cependant aux excès, attention également
aux mauvaises postures. La gymnastique permet de prévenir la
raideur et l'ankylose dues à l'immobilité prolongée des
articulations.
Les cures thermales
Les curistes rhumatisants connaissent les bienfaits des cures
thermales. Entouré de médecins, de masseurs et d'un personnel
compétent, on y apprend les bonnes postures pour solliciter au
minimum les articulations. Des soins particulièrement adaptés, en
piscine mais aussi des massages, prodigués pendant la cure
permettent souvent de bénéficier de plusieurs mois sans douleur
arthrosique.
L'ostéopathie
Elle peut apporter de bons résultats.
La chaleur
La chaleur peut calmer certaines douleurs rhumatismales dans le cas
d'arthrose. Ainsi, utiliser des vêtements chauds, prendre des bains
chauds. Employer des rayons infrarouges peut être très
bénéfique.
Bains et enveloppements
Bain de prêle : faire tremper 100 g de p.s. dans 3 à 4 L d'eau
froide pendant une nuit. Faire bouillir, filtrer et ajouter à l'eau
du bain. Prendre un bain de 20 min. en buvant une tasse de tisane
de prêle (infusion de 1 c. à thé par tasse). Le niveau de l'eau
doit être au-dessus des reins (partie inférieure de la cage
thoracique). Sortir du bain et s'envelopper dans un peignoir sans
s'essuyer et se reposer au lit pendant une heure.
Des cataplasmes chauds d'argile montmorillonite ou de boue de la
mer Morte offrent de bons résultats.
Massages
La massothérapie contribue à l'état de bien-être général ainsi qu'à
la détente musculaire et nerveuse. Elle favorise les circulations
sanguine et lymphatique. Elle est encouragée par certains
spécialistes pour les cas d'arthrose.
Masser les zones douloureuses avec une préparation d'huiles
essentielles : 2 gouttes de gaulthérie, ajowan, eucalyptus citronné
et lavandin super.
L'apithérapie
Le vaccin à venin d'abeille protègerait contre les rhumatismes et
la plupart des pathologies ostéo-articulaires douloureuses.
COUPER LE TABAC