La douleur résultant de l’activité sexuelle est à relier à
l’épanouissement affectif. Elle a valeur de langage et représente
souvent une interpellation du partenaire et/ou du médecin pour une
prise en compte d’une sexualité malheureuse.
La dyspareunie
La survenue de douleurs au cours de rapports sexuels n’est pas
souvent exprimée lors des consultations de gynécologie, si la
question n’est pas posée. La dyspareunie peut être primaire, liée
souvent à un abus sexuel refoulé, à l’éducation familiale et
religieuse et ses interdits, à une première expérience sexuelle
malheureuse. Elle nécessite une psychothérapie.
La dyspareunie secondaire survient au décours d’une sexualité
non douloureuse. Elle peut être d’origine psychogène en cas de
mésentente conjugale. Souvent, elle à une cause organique.
Les caractères de la douleur doivent être
précisés :
date d’apparition par rapport aux épisodes génitaux :
accouchement, fausse couche, infection génitale,
circonstance de survenue par rapport au cycle génital, aux
positions, permanente ou intermittente,
siège de la douleur : dyspareunie orificielle : séquellaire de traumatisme du
périnée dont l’épisiotomie est la cause la plus fréquente ou
post-infectieuse. dyspareunie profonde : séquellaire d’infection génitale
haute, de fibrome, d’endométriose, d’OPK. La cause peut être
urologique : cystite chronique, rein pelvien ou osseuse,
coccydynies…
Le traitement est celui de la cause pour les dyspareunies
secondaires organiques. Par exemple, l’excision ambulatoire, d’une
zone cicatricielle douloureuse d’épisiotomie donne des résultats
immédiats et durables.
En revanche, le traitement d’une cause organique n’exclue pas la
thérapie sexuelle en raison d’une composante psychogène souvent
intriqué.
Le vaginisme.
C’est une contraction involontaire, invincible, et
douloureuse des muscles du périnée, en particuliers des
releveurs, associés à celle des adducteurs des cuisses. L’accès au
périnée est impossible, empêchant les rapports sexuels.
Le vaginisme peut être primaire et d’origine psychologique (abus
sexuels). Secondaire, il est alors organique, et s’apparente à la
dyspareunie orificielle (infection, tumeur, traumatisme). Les
vaginismes primaires sont souvent de diagnostic tardif et leur
prise en charge est psychologique : leur guérison met souvent
à jour, une dysfonction sexuelle du partenaire.
Le syndrome de MASTERS et ALLEN
Décrit en 1955 et repose sur trois éléments :
étiologique : traumatisme obstétrical,
clinique : la rétroversion utérine et l’hypermobilité
cervicale,
anatomique : la déchirure du feuillet postérieur et du
facia sous-péritonéal du ligament large.
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