Rappel anatomique Le vagin est un conduit qui va de la vulve au col utérin. Sa longueur moyenne est de 8 cm. Sa position normale, lorsque la femme est en station debout, n'est pas verticale, mais oblique en haut et en arrière. Le vagin n’est un conduit ouvert mais un conduit fermé à la façon de deux feuilles de papier glissant l’une sur l’autre et s’accolant par l’intermédiaire de la tension superficielle d’un liquide. Les deux parois sont collées, glissant pendant les mouvements l’une sur l’autre grâce à une sécrétion vaginale continue et riche en mucus.
La flore Vaginale Le vagin est une cavité semi-ouverte. La flore vaginale désigne un ensemble de bactéries bénéfiques présentes dans la cavité vaginale, responsable de sa défense.
La première description de la flore vaginale et sa composition faite essentiellement des « lactobacilles vaginalis » a été faite il y a 100 par le médecin allemand Döderlein qui a identifié ces lactobacilles comme la source de l'acide lactique présent dans le vagin. Ces lactobacilles ( même famille des bactéries présentes dans les yogourts.) secrètent l’acide lactique et l’eau hydrogénée H2O2 ( son nom scientifique est hydrogène peroxyde), deux puissants agents capables d’empêcher les autres germes de coloniser la cavité vaginale. L‘acide lactique est responsable du PH acide du vagin. La vaginite arrive à partir de PH égale à 4,5 ( témoin de perturbation de la flore vaginale ).
L’hydrogène peroxydase détruit aussi le HIV in vitro (Lebanoff 1991). D’autres essais cliniques ont établies que les lactobacilles et l’H2O2 sont capables de réduire la transmission de l’ HIV ( Cohen 1998, Taha 1998.)
Troubles de la flore vaginale : Les troubles de cette flore se traduisent toujours par une vaginite, la perte de défense naturelle du vagin favorise les infections bactériennes ( vaginite bactérienne) ou mycosiques ( mycose vaginale)
Il existe de nombreux facteurs :
- usage de antibiotiques
- troubles hormonaux ( ménopause, déficit hormonal)
- contraceptions
- diabète
- maladies de la muqueuse vaginale
- produits d’hygiène
A noter : La présence des ces lactobacilles n’est pas toxique ou néfaste en cas de pratique de sexe oral. Ces bactéries seront détruites par la salive ou le suc gastrique.
La pénétration ne modifie pas la flore vaginale, le pénis envoie dans le vagin pendant la pénétration des germes qui seront neutralisés par l’acide lactique et H2O2
L’usage des spermicides ne modifient pas la flore.
L’usage des lubrifiants aqueux neutres ne modifie pas la flore.
La flore est sensible aux changement hormonaux, les lactobacilles se multiplient dans la deuxième phare du cycle ( 15-28 ème jour), certains frottis réalisés pendant ce temps sont riches en lactobacilles. On les nommes frottis cytolytiques.
Le sexe oral modéré ne modifie pas fondamentalement la flore vaginale, la salive détruit un certain nombre de bactéries qui seront aussitôt remplacées.
L’usage des vibromasseurs ou l’insertions des doigts non -nettoyés ( impropres) à peut provoquer une vaginite.
Ces lactobacilles ( même famille des bactéries présentes dans les yogourts.) secrètent l’acide lactique et l’eau hydrogénée H2O2 ( son nom scientifique est hydrogène peroxyde), deux puissants agents capables d’empêcher les autres germes de coloniser la cavité vaginale.
La flore vaginale chez les lesbiennes Dans une étude publiée en 2002, l’activité sexuelle lesbienne peut favoriser les vaginites en raison de la perturbation de la flore vaginale. Cette perturbation dépend de nombre des partenaires, de l’usage de jouets sexuels peu propres, et le sexe oral et anal, ou l’usage des pratiques sexuelles favorisant un contact intime entre deux vagins.
Le traitement de la perturbation de la flore vaginale : La traitement tente a corriger l’équilibre de la flore vaginale en supprimant la cause. Ainsi, corriger les perturbations hormonales ou équilibrer le diabète peut régler le problème. Une autre approche est expérimentée. Il s’agit d’introduire dans le vagin des colonies des lactobacilles par l’intermédiaires des trois suppositoires (Hillier 1998) . Dans un essai préliminaire 90 femmes âgées de 14 à 21, ont accepté ce traitement. Après 4 semaines, les concentrations de lactobacilles et le taux d’H2O2 étaient satisfaisants dans 80% des cas .