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GRANULOCYTE


Les granulocytes (appelés autrefois « polynucléaires » parce que certains d'entre-eux -les granulocytes neutrophiles- semblaient posséder plusieurs noyaux), sont des globules blancs qualifiés de « non spécifiques » dans la mesure où ils ne sont pas dirigés contre un seul antigène. Il existe 3 catégories de granulocytes : les neutrophiles, les basophiles et les éosinophiles. Cette dénomination est basée sur leur affinité à absorber des colorants neutres, basiques, ou à base d'éosine (colorant MGG = May-Grünwald Giemsa).

Leurs rôles sont également différents dans le corps :
les granulocytes neutrophiles sont des phagocytes, c'est-à-dire des cellules capables d'avaler et de digérer les antigènes comme les bactéries. Comme leur nom l'indique, ils possèdent des granules qui peuvent être exocytés (déversés hors de la cellule) afin de limiter l'inflammation à l'endroit de l'infection ;
les granulocytes basophiles attirent les autres globules blancs en déversant l'histamine contenue dans leurs granules. Cette histamine active la réaction inflammatoire et intervient également dans les réactions allergiques ;
les granulocytes éosinophiles sécrètent des substances qui tendent à limiter l'action de l'histamine des granulocytes basophiles. Leur rôle est de s'attaquer aux parasites de l'organisme, sans les phagocyter : ils se fixent dessus, déversent leurs granules qui contiennent des enzymes destinés à les détruire.

Voir aussi

Anomalie de Pelger-Huet
Leucocyte
Hémogramme



NEUTROPHILE

On appelle neutrophile un constituant cellulaire qui a une affinité pour les colorants neutres.

Les granulocytes neutrophiles (ou plus simplement neutrophiles) sont des leucocytes polynucléaires du sang qui ont une affinité pour les colorants neutres. La neutrophilie est une élévation du nombre de polynucléaires neutrophiles. La neutropénie est un abaissement du nombre de polynucléaires neutrophiles.

Voir aussi

Éosinophile
Basophile
Coloration de May-Grünwald-Giemsa



GRANULOME

En médecine, un granulome est un terme assez général désignant de petites papules érythémateuses ou tumeurs vasculaires inflammatoires ou diverses formes d'amas de macrophages entourés de lymphocytes, qui apparaissent sur la peau, des muqueuses ou des organes internes. Il peut ou non être source de prurit ou contenir du pus. On considère qu'ils sont une réaction inflammatoire chronique provoquée par des agents infectieux (bacréries, virus, parasites) ou non infectieux (particules allergènes ou non)

Pour le dermatologue, le mot peut avoir deux sens différents :
) petit agrégat nodulaire constitué de cellules mononucléées inflammatoires ;
) agrégat de macrophages modifiés ressemblant à des cellules épithéliales. Ce type de granulome est souvent bordé de lymphocytes porteurs de cellules géantes multinucléées.


Son nom évoque sa forme la plus fréquente en forme de grain, mais il prend parfois l'apparence de plaques. Dans certains cas, il peut y avoir présence de pus (neutrophiles et macrophages en grande quantité).
Certains granulomes renferment des éosinophiles ainsi que des cellules plasmatiques .
Une fibrose borde souvent la périphérie de la lésion .

En pathologie dentaire, le granulome est une raréfaction osseuse autour de la dent.

= En médecine =
On considère qu'il s'agit d'une réponse de type réaction inflammatoire chronique, en réponse à l'introduction d'un corps étranger ou d'un organisme étranger (parasite, microbe) dans l'organisme. Des granulomes se manifestent dans différentes maladies dont (liste non limitative) :


la sarcoïdose (le granulome est alors une nodosité sarcoïde de quelques mm de diamètre, exceptionnellement plus gros, et pouvant alors être confondu avec une tumeur),
la tuberculose,
la maladie de Crohn,
la syphilis,
la granulomatose de Wegener,
le syndrome de Churg-Strauss,
la bilharziose,
infections à mycobactéries
granulomatose inguinale ; ulcération des organes génitaux, fréquente en zone tropicale et subtropicale. Elle est favorisée par le manque d'hygiène, et éventuellement sexuellement transmissible (due à Klebsiella granulomatis)
Granulomatose chronique familiale ; maladie génétique associée à un déficit de capacité immunitaire (les leucocytes n'attaquent pas normalement les bactéries intracellulaires)
Maladie de lyme (granulome apparaissant parfois sur le lobe ou le pourtour de l'oreille)
maladies à déficit immunitaire (héréditaire ou non, avec des cas de granulomes annulaires non expliqués, associés au VIH/SIDA )
une réaction (éventuellement allergique chez une personnes sensibilisée) à un ou plusieurs corps étranger .
granulome annulaire de l'enfant ; touchant souvent le dos des mains ou pieds (maladie mal comprise, bénigne et autorésolutive, mais pouvant durer quelques années ).

Terminologie

Un tissus est dit granulomateux quand il présente des granulomes.
Plusieurs maladies se traduisant par la formation de granulomes sont génériquement appelées granulomatoses .

Le terme de granulome inflammatoire peut être assorti d'un adjectif qui précise la cause de la lésion.
Exemple :
::- Granulome pyogénique également nommé Botriomycome (bourgeon charnu mou rouge, saignant facilement, apparaissant plus souvent sur les doigts, causés par une piqûre septique ou due à un micro-traumatisme) .
::- granulome mycobactérien
::- Granulome de Majocchi (ou trichophytique ), souvent présente sur le mollet dû au trichophyton qui infecte les poils (symptômes : granulomes surélevés, circonscrits, éparpillés ou groupés, cicatrisant naturellement, lentement, ou se nécrosant et laissant des cicatrices)
::- Granulome des piscines (probablemnent du à Mycobacterium ), guérissant habituellement spontanément
::- Granulome à cholestérol (microscopiques)
::- Granulome à kératine (microscopiques)
::- Granulome réparateur à cellules géantes
::- granulome à corps étranger, dont par exemple ;
::- granulome sur tatouage permanent (réaction à l'encre ou corps étranger introduit avec l'aiguille du tatoueur .)
::- granulome sur collagène, apparaissant en réaction à une injection de collagène (chirurgie esthétique) ;
::- Granulomes mixtes (microscopiques à macroscopiques), ayant plusieurs causes

Le terme de granulome inflammatoire peut aussi être assorti d'un adjectif précisant la population cellulaire prédominante.
Exemples :
::- granulome plasmocytaire,
::- granulome histiocytaire,
::- granulome épithélioïde
::- Granulome macrophagique
::- granulome éosinophile (d'origine parasitaire, apparaissant sur organe interne et abritant une larve de parasite, d'anisakidé par exemple, provenant de poisson cru)
::- granulome spermatique (faisant suite à l'extravasion de sperme dans l' interstitium du testicule ou de l'épididyme, complication la plus fréquente de la vasectomie vétérinaire, chez les caprins plus souvent que chez les ovins) .

Les granulomes épithélioïde (ou tuberculoïdes ) ; ce sont des formes dont les contours histologiques sont mal limités. Ils sont classés en granulomes caséeux (tuberculose) et granulomes non caséeux (sarcoïdose par exemple, aux contours plus nettement limités à l'histologie) .
Des granulomes sont dits « caséeux » si une nécrose caséeuse importante s'est produite en leur sein.

Les « granulome annulaire » : ce sont des granulomes se présentant plus ou moins nettement disposés un anneau . On distingue diverses formes de granulomes annulaires, dermatoses pour certaines fréquentes aux origines encore inexpliquées ; granulome annulaire de l'enfant, granulome annulaire profond, qui peut penser à un nodule rhumatoïde, angiome profond, hématome traumatique ou érythème noueux, granulome annulaire unique et perforant (forme rare de granulome, en nodule ulcéré), granulome annulaire généralisé (associé dans un cas au VIH avec guérison de ce granulome lors du traitement anti-VIH... Dans tous les cas seule l'histologie peut confirmer le diagnostic.

Gravité

Ce sont très souvent des affections bénignes, mais parfois le symptôme d'une maladie plus grave. Seul le médecin et souvent une étude histologique du granulome peuvent confirmer un diagnostic.
En médecine vétérinaire, des maladies à granulomes, telle que le « Granulome eosinophilique » du félin sont encore mal comprises et difficiles à soigner.

Traitements

Il doit être adapté à la cause. Le traitement médicamenteux est parfois inefficace, la solution relève dans certains cas de la chirurgie (exérèse et électrocoagulation)

= En Pathologie dentaire =
Le granulome apical est une pathologie dentaire de nature infectieuse.
Il se présente comme une raréfaction osseuse de forme arrondie qui se développe autour de la racine dentaire, généralement l'apex, mais il peut aussi se développer latéralement à celle-ci.
La cavité ainsi formée est remplie de tissu de granulation (réaction inflammatoire) et peut croître en volume au dépens de l'os.

Diagnostic

On détecte le granulome radiologiquement ; il donne une image radio-claire arrondie, au contour généralement flou, ce qui le distingue du kyste qui possède une capsule périphérique et une image radiologique mieux délimitée et souvent plus volumineuse.
Seul un examen anatomo-pathologique (après exérèse) permet toutefois de trancher sur la nature exacte de la lésion.

Traitement

Il doit être étiologique, c’est-à-dire éliminer la cause, la porte d'entrée de l'infection, généralement une carie dentaire ayant provoqué une nécrose pulpaire, mais il peut aussi s'agir d'une fracture ou d'une félure dentaire, voire d'une atteinte parodontale.
En fonction du volume de la lésion et de l'état de la dent concernée, un traitement endodontique est nécessaire, il peut être associé à une résection apicale si la lésion est très volumineuse, ou si elle ne régresse pas après le traitement de la racine. Enfin, l'extraction et le curetage de l'alvéole peuvent s'avérer nécessaires.

Voir aussi

Articles connexes


Inflammation
Dermatologie
Stomatologie
Endodontie
Tumeur
Kyste
Toxicologie

Liens externes

Aspects cliniques et anatomopathologiques des kistes odontogènes

Bibliographie

Références

Benadiba L., LEVY J., Internat Medecine, Chirurgie maxillo-faciale, stomatologie, chirurgie plastique, 2 édition. Editions Vernazobres-Grego, Paris, 1999.



GRANULOMATOSE SEPTIQUE


La granulomatose septique chronique liée au chromosome X est un déficit immunitaire de l'immunité non spécifique, de transmission récessive liée au sexe.

Son code CIM-10 est D71.

Elle se manifeste dans les premiers mois de la vie, chez le garçon, par des infections à germes divers, bactéries ou champignons, atteignant la peau, le système lymphatique, l'arbre broncho pulmonaire, le foie et la rate.

L'anatomopathologie des lésions montre couramment une réaction granulomateuse avec macrophages abondants.

Les examens immunologiques tant humoraux que cellulaires sont normaux.

Les granulocytes ont une activité phagocytaire normale ou légèrement altérée, mais surtout une importante anomalie des tests de bactéricidie, notamment du test de réduction du nitrobleu de tetrazolium et de la production d'ions superoxydes.

Le traitement est basé sur la prévention des infections par une prise continue de sulfamides et d'interféron gamma.

Lorsqu'elle est réalisable avec un donneur compatible, une greffe de moelle est susceptible de corriger le déficit.

La granulomatose sceptique progressive chronique ou familiale est appelée également maladie granulomateuse chronique ou sceptique de l'enfant, granulomatose chronique familiale et syndrome de Bridges et Good.

Cette pathologie étudiée par Berendes, Bridges et Good en 1957, appelée en anglais, progressive septic granulomatosis, chronic granulomatous disease, est une affection de nature héréditaire qui se transmet selon le mode récessif (liée au sexe).
Ceci signifie qu'il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique sur les chromosomes sexuels pour que la descendance présente l'affection. Il a été décrit des formes dites atypiques dont la transmission se fait selon le mode autosomique récessif chez les filles, syndrome entrant, entre autres, dans le cadre large des carences immunitaires (syndrome de Job, histiocytose lipochromique familiale).

Cette affection concerne les garçons et se caractérise par la survenue, dès les premières années de la vie, d'infections s'accompagnant de pus au niveau des ganglions, de la peau et des viscères essentiellement les poumons. Ces infections graves et multiples récidivent assez rapidement et leur évolution est quelquefois péjorative.
L'examen des patients atteints de granulomatose sceptique progressive, chronique ou familiale montre une augmentation du volume du foie et de la rate (hépatosplénomégalie).

On constate d'autre part la présence de granulomes de nature inflammatoire dans la presque totalité des organes.
Les analyses biologiques mettent en évidence une hyperleucocytose (élévation du nombre des globules blancs) s'accompagnant d'une polynucléose neutrophile (augmentation du nombre des polynucléaires neutrophiles). D'autre part les polynucléaires présentent la caractéristique de phagocyter (manger) les microbes avec l'incapacité de les détruire. Ceci est mis un évidence par le test de Holmes et l'épreuve nitrobleu de tétrazolium.

Les analyses mettent également en évidence une hypergammaglobulinémie (excès de gammaglobulines dans le sang). Par ailleurs les autres analyses sanguines ne montrent pas d'anomalie. Les immunoglobulines, les anticorps circulants, les réactions d'hypersensibilité retardée sont normaux.

La cause de cette pathologie est la suivante. Il s'agit d'un déficit d'une enzyme (la NADPH oxydase) qui entrave l'activité des globules blancs qui ont la capacité habituellement de phagocyter les corps étrangers (au sens large du terme) pénétrant dans l'organisme. (source http://www.vulgaris-medical.com/)



GRANULOMATOSE DE WEGENER

La maladie de Wegener (ou granulomatose de Wegener) est une maladie auto-immune qui doit son nom à l'anatomo-pathologiste allemand Friedrich Wegener (1907-1990) qui a décrit la maladie en 1939.
Cette maladie est une vascularite systémique caractérisée par un aspect anatomopathologique de granulome et une localisation oto-rhino-laryngologique et pulmonaire prédominante.
La présence d'ANCA fait partie des caractéristiques de la maladie (anticorps antineutrophiles cytoplasmatiques).
La vascularite de la maladie de Wegener atteint les petits et les moyens vaisseaux sanguins. Dans ce groupe, on trouve également le syndrome de Churg-Strauss, la maladie de Behçet, la maladie de Kawasaki et la polyangéite microscopique.

Épidémiologie

La granulomatose de Wegener est une maladie rare. Son incidence est de 11 cas par million et par an.
La maladie peut être observée à tous les âges de la vie avec un pic entre 40 et 50 ans, et une légère prédominance masculine.

Anatomopathologie

Il existe une angéite nécrosante aiguë des veinules et des artérioles associée à un granulome à cellules géantes multinucléées
mais l'image est rarement spécifique.

Pathogénie

Une infection bactérienne est souvent à l'origine du déclenchement de la maladie ou d'une poussée.
Il y a de gros arguments en faveur d'un processus auto-immun (maladie auto-immune) par l'intermédiaire des ANCA et/ou d'une activation des lymphocytes T.
Une prédisposition génétique est discutée.

Clinique

Manifestations ORL

Elles sont les plus fréquentes et les plus précoces dans le cours de la maladie.
Il existe une rhinite croûteuse et ulcérée, avec obstruction, rhinorrhée purulente et sanglante.
Il peut y avoir des complications à type de destruction cartilagineuse ou osseuse.
Le scanner montre une atteinte sinusienne plus ou moins sévère.
Les manifestations auditives, laryngées et salivaires sont plus rares.

Manifestations pulmonaires

Douleurs thoraciques, toux sèche, dyspnée et hémoptysies peuvent se voir.
La radio et le scanner mettent en évidence des lésions nodulaires multiples (parfois pseudotumorales) et des infiltrats d'allures diverses.
L'atteinte pleurale est rare.
Des sténoses bronchiques sont possibles.
L'exploration endoscopique avec biopsie est souvent à l'origine du diagnostic.

Manifestations rénales

Il existe un tableau de glomérulonéphrite avec hypertension artérielle, protéinurie (rare syndrome néphrotique) et hématurie microscopique.
L'évolution vers l'insuffisance rénale est possible.
La biopsie rénale montre une glomérulonéphrite nécrosante segmentaire et focale, avec prolifération extracapillaire.

Autres Manifestations

Cutanéomuqueuses avec purpura, ulcérations muqueuses, livedo, pyoderma.
Locomotrices avec arthralgies, myalgies, voire polyarthrite et polymyosite.
Ophtalmiques avec keratoconjonctivite, uvéite, rétinite, névrite optique.
Neurologiques, avec mono ou multinévrite, mais aussi rares mais sévères atteintes du système nerveux central (Vascularite cérébrale).
Cardiaques avec troubles du rythme et péricardites.
Uro-génitales avec prostatite granulomateuse, atteinte psudotumorale de la vessie, ou sténose urétérale.
Possibilité de pseudo-tumeurs inflammatoires de tous les organes.

Biologie

Un grand syndrome inflammatoire incluant une anémie est présent.
Un « orage immunologique » incluant différents auto-anticorps non spécifiques est possible.
Le test caractéristique est la présence à un taux élevé d'anticorps de type ANCA.

Diagnostic

La preuve histologique n'est pas toujours évidente, car l'aspect des lésions peut être incomplet.
Les ANCA à un taux élevé sont un gros argument, mais le diagnostic ne doit pas être rejeté en cas de négativité de ce test.
Lorsque le tableau est complet le diagnostic est facilement évoqué mais la possibilité de formes localisées, notamment sans atteinte rénale, pose de nombreux problèmes de diagnostic.
L'association à d'autres maladies de système est toujours possible, créant parfois des formes « frontières » floues : Diabète, thyroïdite d'Hashimoto, Polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, sclérodermie systémique, pseudo polyarthrite rhizomélique, maladie de Horton, polychondrite récidivante, etc.

Traitement

Généralités

Le traitement de la maladie de Wegener est efficace. Il associe une corticothérapie à forte dose (en bolus en traitement d'attaque) à un immunosuppresseur, essentiellement le Cyclophosphamide. Ce traitement a bouleversé le pronostic de la maladie permettant la mise en rémission.
Le traitement d'entretien consiste à trouver la plus faible dose possible. Il est poursuivi plusieurs mois après la mise en rémission.
Ce traitement n'est pas sans danger : Complications inhérentes à toute corticothérapie et à tout traitement immunosuppresseur prolongé.

Traitements possibles

Avant que les stéroïdes soient disponibles, la mortalité était de 90 % à échéance d'un an, la survie moyenne étant de 5 mois. Les stéroïdes avaient ensuite prolongé la survie jusqu'à 8 mois. L'introduction du cyclophosphamide (CYC) dans les années 1970 a représenté une avancée majeure . Le traitement initial est généralement une association de corticostéroïdes et de cyclophosphamide (CYC) par voie orale, respectivement 1 mg/kg/j et 2 mg/kg/j. Parfois, le CYC est administré par intraveineuse. La surveillance de la numération des globules blancs est essentielle dans le succès du traitement. Une fois la rémission atteinte (normalement en 3 à 6 mois), on prescrit de l'azathioprine ou du methotrexate, qui sont moins toxiques. La durée totale du traitement devrait être d'au moins un an. Le traitement est plus long dans le cas des patients à risque. Les corticostéroïdes sont diminués graduellement jusqu'à une dose de 5 à 10 mg/j. Une plasmaphérèse peut aider à traiter les cas les plus sévères, ou dans le cas d'hémorragie pulmonaire. Les données expérimentales concernant les autres traitements sont très limitées .

Une revue systématique de 84 essais a mis en évidence la possibilité de plusieurs traitements de cette maladie. Plusieurs des études revues ont été faites sur des groupes d'individus présentant la granulomatose de Wegener et granulomatose microscopique. Les essais ont été divisés en plusieurs cas :
Dans le cas d'une affection localisée, le traitement antibiotique par co-trimoxazole est recommandé, accompagné de stéroïdes en cas d'échec de ce traitement
Dans le cas d'une maladie généralisée ne menaçant pas un organe, la rémission a été obtenue par du methotrexate et des stéroïdes. Les doses de stéroïdes sont réduites après rémission ; une certaine dose de methotrexate est maintenue.
Dans le cas d'une maladie menaçant un organe, des injections intraveineuses sous forme de bolus de cyclophosphamide accompagnées de stéroïdes sont recommandées. Une fois la rémission obtenue, l'azathioprine et des stéroïdes peuvent être utilisés en traitement de maintien.
Dans les cas de vascularite rénale sévère, le traitement précédent est accompagné d'un remplacement du plasma.
En cas d'hémorragie pulmonaire, de fortes doses de cyclophosphamide accompagnées de methylprednisolone en bolus peuvent être utilisées. Une autre possibilité est le CYC, des stéroïdes et un remplacement du plasma.

Dans les cas sévères ne réagissant pas aux traitements, les résultats sont positifs dans le cas d'utilisation de mycophénolate mofetil, 15-déoxyspergualin, de globuline anti-thymocyte, de rituximab et d'infliximab. Les résultats expérimentaux sont moins positifs pour l'immunogobuline intraveineuse et l'étanercept

25 à 40% des patients subissent des rechutes par la suite, mais la majorité répond bien au traitement.

Les problèmes anatomiques (sinusites, sténose de la trachée) peuvent rendre nécessaire de petites interventions chirurgicales.

Histoire du nom

Le médecin écossais Peter McBride (1854-1946) fut le premier à décrire cette maladie en 1897 dans un article du British Medical Journal intitulé Photographs of a case of rapid destruction of the nose and face . Heinz Karl Ernst Klinger (né en 1907) publia d'autres informations d'anatomie pathologique, mais la description complète fut l'œuvre de Friedrich Wegener (1907-1990), pathologiste allemand, dans deux rapports de 1936 and 1939 .

En 2006, Alexander Woywodt from (de Preston) et Eric Matteson (Mayo Clinic aux États-Unis) ont redécouvert que Wegener avait été impliqué, à un certain point de sa carrière, dans le parti nazi. Wegener avait été recherché par les autorités polonaises et ses données avaient été transmises à la Commission aux crimes de guerre des Nations-Unies. Dans les faits, Wegener travailla dans des lieux proches du champ de Łódz. En raison des doutes que ces deux auteurs ont sur la conduite du docteur Wegener durant la Seconde guerre mondiale, ils suggèrent de ne plus nommer la maladie en l'honneur de Wegener et de l'appeler « vascularite granulomateuse idiopathique » (anglais : « ANCA-associated granulomatous vasculitis ») .

Notes et références

Lien externe

Friedrich Wegener Stichting

Wegener
Wegener
Wegener



GRANULOME

En médecine, un granulome est un terme assez général désignant de petites papules érythémateuses ou tumeurs vasculaires inflammatoires ou diverses formes d'amas de macrophages entourés de lymphocytes, qui apparaissent sur la peau, des muqueuses ou des organes internes. Il peut ou non être source de prurit ou contenir du pus. On considère qu'ils sont une réaction inflammatoire chronique provoquée par des agents infectieux (bacréries, virus, parasites) ou non infectieux (particules allergènes ou non)

Pour le dermatologue, le mot peut avoir deux sens différents :
) petit agrégat nodulaire constitué de cellules mononucléées inflammatoires ;
) agrégat de macrophages modifiés ressemblant à des cellules épithéliales. Ce type de granulome est souvent bordé de lymphocytes porteurs de cellules géantes multinucléées.


Son nom évoque sa forme la plus fréquente en forme de grain, mais il prend parfois l'apparence de plaques. Dans certains cas, il peut y avoir présence de pus (neutrophiles et macrophages en grande quantité).
Certains granulomes renferment des éosinophiles ainsi que des cellules plasmatiques .
Une fibrose borde souvent la périphérie de la lésion .

En pathologie dentaire, le granulome est une raréfaction osseuse autour de la dent.

= En médecine =
On considère qu'il s'agit d'une réponse de type réaction inflammatoire chronique, en réponse à l'introduction d'un corps étranger ou d'un organisme étranger (parasite, microbe) dans l'organisme. Des granulomes se manifestent dans différentes maladies dont (liste non limitative) :


la sarcoïdose (le granulome est alors une nodosité sarcoïde de quelques mm de diamètre, exceptionnellement plus gros, et pouvant alors être confondu avec une tumeur),
la tuberculose,
la maladie de Crohn,
la syphilis,
la granulomatose de Wegener,
le syndrome de Churg-Strauss,
la bilharziose,
infections à mycobactéries
granulomatose inguinale ; ulcération des organes génitaux, fréquente en zone tropicale et subtropicale. Elle est favorisée par le manque d'hygiène, et éventuellement sexuellement transmissible (due à Klebsiella granulomatis)
Granulomatose chronique familiale ; maladie génétique associée à un déficit de capacité immunitaire (les leucocytes n'attaquent pas normalement les bactéries intracellulaires)
Maladie de lyme (granulome apparaissant parfois sur le lobe ou le pourtour de l'oreille)
maladies à déficit immunitaire (héréditaire ou non, avec des cas de granulomes annulaires non expliqués, associés au VIH/SIDA )
une réaction (éventuellement allergique chez une personnes sensibilisée) à un ou plusieurs corps étranger .
granulome annulaire de l'enfant ; touchant souvent le dos des mains ou pieds (maladie mal comprise, bénigne et autorésolutive, mais pouvant durer quelques années ).

Terminologie

Un tissus est dit granulomateux quand il présente des granulomes.
Plusieurs maladies se traduisant par la formation de granulomes sont génériquement appelées granulomatoses .

Le terme de granulome inflammatoire peut être assorti d'un adjectif qui précise la cause de la lésion.
Exemple :
::- Granulome pyogénique également nommé Botriomycome (bourgeon charnu mou rouge, saignant facilement, apparaissant plus souvent sur les doigts, causés par une piqûre septique ou due à un micro-traumatisme) .
::- granulome mycobactérien
::- Granulome de Majocchi (ou trichophytique ), souvent présente sur le mollet dû au trichophyton qui infecte les poils (symptômes : granulomes surélevés, circonscrits, éparpillés ou groupés, cicatrisant naturellement, lentement, ou se nécrosant et laissant des cicatrices)
::- Granulome des piscines (probablemnent du à Mycobacterium ), guérissant habituellement spontanément
::- Granulome à cholestérol (microscopiques)
::- Granulome à kératine (microscopiques)
::- Granulome réparateur à cellules géantes
::- granulome à corps étranger, dont par exemple ;
::- granulome sur tatouage permanent (réaction à l'encre ou corps étranger introduit avec l'aiguille du tatoueur .)
::- granulome sur collagène, apparaissant en réaction à une injection de collagène (chirurgie esthétique) ;
::- Granulomes mixtes (microscopiques à macroscopiques), ayant plusieurs causes

Le terme de granulome inflammatoire peut aussi être assorti d'un adjectif précisant la population cellulaire prédominante.
Exemples :
::- granulome plasmocytaire,
::- granulome histiocytaire,
::- granulome épithélioïde
::- Granulome macrophagique
::- granulome éosinophile (d'origine parasitaire, apparaissant sur organe interne et abritant une larve de parasite, d'anisakidé par exemple, provenant de poisson cru)
::- granulome spermatique (faisant suite à l'extravasion de sperme dans l' interstitium du testicule ou de l'épididyme, complication la plus fréquente de la vasectomie vétérinaire, chez les caprins plus souvent que chez les ovins) .

Les granulomes épithélioïde (ou tuberculoïdes ) ; ce sont des formes dont les contours histologiques sont mal limités. Ils sont classés en granulomes caséeux (tuberculose) et granulomes non caséeux (sarcoïdose par exemple, aux contours plus nettement limités à l'histologie) .
Des granulomes sont dits « caséeux » si une nécrose caséeuse importante s'est produite en leur sein.

Les « granulome annulaire » : ce sont des granulomes se présentant plus ou moins nettement disposés un anneau . On distingue diverses formes de granulomes annulaires, dermatoses pour certaines fréquentes aux origines encore inexpliquées ; granulome annulaire de l'enfant, granulome annulaire profond, qui peut penser à un nodule rhumatoïde, angiome profond, hématome traumatique ou érythème noueux, granulome annulaire unique et perforant (forme rare de granulome, en nodule ulcéré), granulome annulaire généralisé (associé dans un cas au VIH avec guérison de ce granulome lors du traitement anti-VIH... Dans tous les cas seule l'histologie peut confirmer le diagnostic.

Gravité

Ce sont très souvent des affections bénignes, mais parfois le symptôme d'une maladie plus grave. Seul le médecin et souvent une étude histologique du granulome peuvent confirmer un diagnostic.
En médecine vétérinaire, des maladies à granulomes, telle que le « Granulome eosinophilique » du félin sont encore mal comprises et difficiles à soigner.

Traitements

Il doit être adapté à la cause. Le traitement médicamenteux est parfois inefficace, la solution relève dans certains cas de la chirurgie (exérèse et électrocoagulation)

= En Pathologie dentaire =
Le granulome apical est une pathologie dentaire de nature infectieuse.
Il se présente comme une raréfaction osseuse de forme arrondie qui se développe autour de la racine dentaire, généralement l'apex, mais il peut aussi se développer latéralement à celle-ci.
La cavité ainsi formée est remplie de tissu de granulation (réaction inflammatoire) et peut croître en volume au dépens de l'os.

Diagnostic

On détecte le granulome radiologiquement ; il donne une image radio-claire arrondie, au contour généralement flou, ce qui le distingue du kyste qui possède une capsule périphérique et une image radiologique mieux délimitée et souvent plus volumineuse.
Seul un examen anatomo-pathologique (après exérèse) permet toutefois de trancher sur la nature exacte de la lésion.

Traitement

Il doit être étiologique, c’est-à-dire éliminer la cause, la porte d'entrée de l'infection, généralement une carie dentaire ayant provoqué une nécrose pulpaire, mais il peut aussi s'agir d'une fracture ou d'une félure dentaire, voire d'une atteinte parodontale.
En fonction du volume de la lésion et de l'état de la dent concernée, un traitement endodontique est nécessaire, il peut être associé à une résection apicale si la lésion est très volumineuse, ou si elle ne régresse pas après le traitement de la racine. Enfin, l'extraction et le curetage de l'alvéole peuvent s'avérer nécessaires.

Voir aussi

Articles connexes


Inflammation
Dermatologie
Stomatologie
Endodontie
Tumeur
Kyste
Toxicologie

Liens externes

Aspects cliniques et anatomopathologiques des kistes odontogènes

Bibliographie

Références

Benadiba L., LEVY J., Internat Medecine, Chirurgie maxillo-faciale, stomatologie, chirurgie plastique, 2 édition. Editions Vernazobres-Grego, Paris, 1999.



POLYNUCLÉAIRE NEUTROPHILE


Les granulocytes neutrophiles ou polynucléaires neutrophiles (PNN) (ou simplement « les neutrophiles ») sont des cellules sanguines appartenant à la lignée blanche (leucocytes), qui ont donc un rôle dans le système immunitaire.
On les appelle polynucléaires en raison d'une erreur historique : de par le caractère lobé de leur noyau (de deux à cinq lobes en général), on a longtemps cru que ces cellules possédaient plusieurs noyaux. Le qualificatif de « neutrophile » vient aussi d'une caractéristique visible en microscopie optique : après ajout des colorants vitaux usuels, ces cellules restent neutres (elles fixent les colorants acides et basiques).
Les autres granulocytes sont les granulocytes éosinophiles et basophiles. Les neutrophiles représentent à eux seul environ 65 % de l'ensemble des leucocytes du sang, et 99 % des granulocytes.

Origine


Les neutrophiles proviennent de la moelle osseuse.
Le granulocyte neutrophile provient de la maturation d'un myéloblaste, lors d'une maturation qui dure 3 jours.
Les myéloblastes proviennent des hémocytoblastes.

Biochimie

Dépenses énergétiques : celles-ci sont assez considérables pour assurer les mouvements amiboïdes et la phagocytose.
Appareil moteur : microfilaments de type actine-myosine (ces éléments sont visibles en microscopie électronique).
Métabolisme : celui-ci est en grande partie anaérobie (transformation du glycogène en acide lactique). Ceci constitue un avantage : ces éléments cellulaires survivent facilement en milieu anaérobie ou mal oxygéné tel le tissu nécrosé. Les neutrophiles possèdent également un métabolisme oxydatif leur permettant notamment de consommer des lipides (mitochondries d'ailleurs peu nombreuses).
Granules :un neutrophile possède dans son cytoplasme de 50 à 200 granules. Ceux-ci doivent être considérés comme des lysosomes. On a décrit dans les neutrophiles de nombreux enzymes lysosomiaux : cathepsines, phosphatases, nucléase, nucléotidase, bêta-glucuronidase, élastase, collagénase etc...

Lignée granulocytaire neutrophile

La lignée granulocytaire se subdivise en trois types d'éléments, les neutrophiles, les éosinophiles et les basophiles. Les neutrophiles sont issue des CFU-GM (précurseur des granulocytes et des monocytes). Lorsque la cellule souche se différencie dans la voie des granulocytes, il devient un myéloblaste et mature en suivant les divers stades suivant:

Myéloblaste
Promyélocyte
Myélocyte
Métamyélocyte
Stab ou Band selon la littérature
Neutrophile

Fonctions

(en orange).
Echelle en bas à gauche: 5 micromètres.

Les neutrophiles ont un rôle primordial de phagocytose lorsqu'ils rencontrent une cellule étrangère ou infectée. La phagocytose se déroule juste après la stimulation du neutrophile par un antigène porté par la cellule cible (cet antigène étant le plus souvent un fragment de membrane bactérienne ou un fragment de virus, reconnu comme étranger) avec l'émission de pseudopodes (longs prolongements cytoplasmiques) qui vont entourer la cellule cible, et finir par l'inclure dans le corps cellulaire du neutrophile. Là, des vacuoles contenues dans les neutrophiles fusionnent avec la vacuole de phagocytose : leur contenu (lysozyme et granulations sécrétoires) détruit la cellule cible par un mécanisme toxique.
Ce processus entraîne la mort du neutrophile, car elle épuise toutes ses réserves en glucose.
La phagocytose est favorisée par la mobilité de ces cellules : elles sont capables de se déplacer dans le sang puis dans les tissus vers les foyers d'infection, où elles sont attirées par chimiotactisme (lors d'une infection, les cellules endothéliales, mastocytes et macrophages à proximité libèrent des substances chimiques appelées cytokines, qui attirent les polynucléaires.)

Les neutrophiles sont bien plus nombreux que d'autres cellules douées de phagocytose (les macrophages), mais survivent dans le sang bien moins longtemps. Certains spécialistes du système immunitaire pensent que cette courte durée de vie (qui se termine dès la première phagocytose) est une adaptation évolutive qui permet d'éviter la propagation de pathogènes capables de parasiter les phagocytes. La durée de vie des neutrophiles a été mesurée au moyen de globules blancs marqués par des isotopes radioactifs. Dans la circulation, les neutrophiles ne vivent guère plus de 10 à 12 heures. Dans les tissus, cette durée de vie semble être plus longue (2 à 3 jours). Lorsqu'un neutrophile sort de la circulation, p. ex. pour se rendre vers un foyer inflammatoire, il n'y retourne plus jamais. Lorsqu'un neutrophile meurt, ses fragments sont repris par phagocytose dans le S.R.E..
Après de nouvelles recherches, il semblerait que les neutrophiles possèdent une fonction inédite dans le contrôle immunitaire. En effet, ils auraient la capacité d'expulser leur propre matériel génétique, en direction de l'agent pathogène afin de les neutraliser et de les dégrader plus facilement. Les propriétés de l' ADN sont bien connues; molécule très longue (quand elle se condense) et surtout très collante, son action sur les parasites pourrait fonctionner en effet. Lors de l'action des neutrophiles; ceux-ci expulsent en direction des bactéries (surtout) une substance très visqueuse et très collante, leur ADN. Les bactéries sont ainsi engluées et elles ne peuvent plus bouger; leur destruction est plus facile...

En pathologie humaine

Une baisse de la valeur absolue des neutrophiles est appelée « neutropénie ». Celle-ci peut être congénitale, ou bien plus souvent liée à des facteurs acquis (infection sévère, chimiothérapie, etc.)

Les anomalies fonctionnelles sont, elles, le plus souvent héréditaires : les neutrophiles peuvent être incapables de phagocytose.

Le déficit congénital en alpha-1-antitrypsine entraîne un défaut d'inactivation de l'élastase, une des enzymes contenues dans les neutrophiles. L'élastase est une enzyme capable de détruire certains tissus, et cette maladie entraîne des dégâts tissulaires, en particulier dans le poumon (emphysème pulmonaire).
Une intoxication tabagique entraine une inhibition de l'alpha-1-antitrypsine qui a pour role de moduler l'action des élastases des neutophiles. Ceci entraine une destruction accrue des fibres élastiques du poumon ce qui augmente sa compliance, provoquant un emphysème qui gène la mécanique ventilatoire.

Le neutrophile peut-etre sujet à diverse autre anomalie, ces anomalie peuvent être transitoire comme les granulations toxiques, la présence de vacuole dans le cytoplasme ou la présence de corps de Döhle souvent signe d'un état infectieux ou plus sérieuse comme la présence de neutrophile hypersegmentée (le noyau contient 5 lobes ou plus).

Phases successives d'une hyperleucocytose neutrophile

1) Mobilisation des granulocytes marginaux et séquestrés

C'est ce qu'on constate, p. ex. après injection d'adrénaline ou à la suite d'un exercice musculaire.

2) Largage des réserves de la moelle osseuse

Hyperleucocytose transitoire.

3) Hyperproduction de neutrophiles par la moelle osseuse

Dans ce cas, l'hyperleucocytose se maintient de manière soutenue; la proportion des neutrophiles dépasse souvent 80%; il y a toujours apparition de formes jeunes (monolobées).


Neutrophile



POLYNUCLÉAIRE BASOPHILE


Les granulocytes basophiles ou polynucléaires basophiles (ou plus simplement « basophiles ») sont des leucocytes (cellules sanguines de la lignée blanche), ayant un rôle dans le système immunitaire. On les appelle polynucléaires en raison d'une erreur historique : de par le caractère lobé de leur noyau (deux lobes en général), on a longtemps cru que ces cellules possédaient plusieurs noyaux. Le qualificatif de « basophile » vient aussi d'une caractéristique visible en microscopie optique : après ajout des colorants vitaux usuels, ces cellules se colorent en bleu (leurs grandes inclusions cytoplasmiques fixent les colorants bleus). Les autres granulocytes sont les granulocytes neutrophiles et éosinophiles.

Les basophiles sont les plus rares (0.5 à 1%, et même 0% chez certaines personnes) des granulocytes. Les inclusions cytoplasmiques contiennent de nombreuses molécules chimiques, et en particulier histamine, sérotonine, et héparine. L'histamine et l'héparine servent à empêcher la coagulation dans les vaisseaux sanguins, mais aussi à augmenter la perméabilité des capillaires, ouvrant ainsi la voie à la diapédèse.

L'histamine active la réaction inflammatoire et intervient également dans les réactions allergiques et notamment dans les hypersensibilités de Type I.
Ces cellules activées jouent un rôle majeur dans l'inflammation, capables de relarguer leurs vacuoles au contact d'allergènes auxquels ils sont sensibles.

La basophilie (nombre de granulocytes basophiles supérieur à 0,1 giga par litre de sang) est relativement rare et a peu de relevance clinique. Les étiologies possibles : sont
Réaction allergique (anaphylaxie).
Tumoral (syndrome myéloprolifératifs, maladie de Hodgkin, maladie de Vaquez, Syndrome paranéoplasique, leucémie chronique).
Syndrome inflammatoire chronique (Crohn, RCUH).
Infectieux (varicelle, sinusite chronique).
Endocrine (hypothyroïdie, œstrogènes).
Post splénectomie, anémie hémolytique chronique (thalassémies).


Basophile



POLYNUCLÉAIRE ÉOSINOPHILE


Les granulocytes éosinophiles ou polynucléaires éosinophiles (ou plus simplement « éosinophiles ») sont des cellules sanguines de la lignée blanche (ou leucocytes), ayant donc un rôle dans le système immunitaire. On les appelle polynucléaires en raison d'une erreur historique : de par le caractère lobé de leur noyau (deux lobes en général), on a longtemps cru que ces cellules possédaient plusieurs noyaux. Le qualificatif d'« éosinophile » vient aussi d'une caractéristique visible en microscopie optique : après ajout des colorants vitaux usuels, ces cellules se colorent en rouge (leurs inclusions cytoplasmiques fixent l'éosine, ils sont acidophiles). Les autres granulocytes sont les granulocytes neutrophiles et basophiles.

Leur rôle essentiel est de s'attaquer aux parasites de l'organisme, sans les phagocyter : ils se fixent dessus, déversent leurs granules qui contiennent des enzymes destinées à les détruire.

Les vacuoles contenues dans leur cytoplasme contiennent des substances toxiques (histamine entre autres) pour les parasites (mais aussi contre l'organisme hôte).
Ils jouent aussi un rôle (mineur) dans l'allergie, et dans l'inflammation.

Une augmentation de la population d'éosinophiles est appelée « éosinophilie », que l'on rencontre classiquement chez les individus atteints de maladie parasitaire. D'autres causes sont possibles :
allergie (asthme, eczéma, urticaire, allergie médicamenteuse). Les éosinophiles se concentrent facilement dans les sites des réactions allergiques. On constate par ailleurs une hyperproduction de ces leucocytes ce qui se traduit par une éosinophilie sanguine parfois importante.
leucémies, cancers,
maladies inflammatoires : lupus, périartérite noueuse, sarcoïdose, syndrome de Churg-Strauss
maladies de la peau : pemphigus, polymyosite.

Les polynucléaires éosinophiles, cellules inflammatoires

Les polynucléaires éosinophiles sont des celllules clés de l'inflammation allergique. Elles représentent de 2,5 à 5% des leucocytes circulants (350 éléments par mm3 environ) impliquées dans la défense antiparasitaire, elles sont également impliquées dans l'inflammation allergique. Leur répartition est surtout tissulaire car la fraction que l'on voit circuler ne représente que 1% du nombre total qui est en transit pendant 3 à 8 heures au sortir de la moëlle avant de trouver à se déposer dans les tissus (intestin, poumon, peau, utérus) où elle vivra une dizaine de jours...

Leur taille varie de 12 à 14µm. Elles présentent un noyau bilobé ainsi que de nombreux granules qui se colorent avec de l'éosine (d'où leur nom).

A l'instar des mastocytes et basophiles que nous avons vus, l'éosinophile s'est vu fort bien nanti par la nature puisqu'il dispose de tout un arsenal en vue de détruire les parasites qu'il pourrait rencontrer.

On y distingue les substances granulaires et les substances membranaires.

Granulaires Propriétés MBP(protéine basique majeure)

Protéine cytotoxique (épithélium, parasites, cellules tumorales), histaminolibératrice EPO (peroxydase éosinophilique)
Cytotoxique en présence d'H2O2 et d'ions halogènes (cellules pulmonaires), histaminolibératrice
ECP (protéine cationique éosinophilique)
Cytotoxique (parasites, système nerveux, cœur), histaminolibératrice, inhibiteur de la prolifération lymphocytaire EDN/EDX (neurotoxine)
Cytotoxique (système nerveux, parasites), inhibition de la prolifération lymphocytaire T

Membranaires Propriétés CLC (cristaux de charcot Leyden)

Lysophospholipase qui forme des cristaux hexagonaux caractéristiques au microscope
Enzymes
Collagénase, catalase, arylsulfatase, histaminase, phospholipase D

Ces substances semblent avoir un rôle d'amplification de la réaction allergique avec histaminolibération auprès des mastocytes et basophiles, hyper-réactivité bronchique dans l'asthme, etc...
La persistance d'une inflammation à éosinophiles au sein de la lésion d'allergie est donc le gage dune peau ou d'une muqueuse lésée qui pérennise l'inflammation allergique et de nouvelles sensibilisations. Dans l'asthme certains marqueurs biologiques récents sont parfois utilisés pour le suivi de cette inflammation comme l'ECP ou encore le NO expiré.


Eosinophile



GRANULOCYTE


Les granulocytes (appelés autrefois « polynucléaires » parce que certains d'entre-eux -les granulocytes neutrophiles- semblaient posséder plusieurs noyaux), sont des globules blancs qualifiés de « non spécifiques » dans la mesure où ils ne sont pas dirigés contre un seul antigène. Il existe 3 catégories de granulocytes : les neutrophiles, les basophiles et les éosinophiles. Cette dénomination est basée sur leur affinité à absorber des colorants neutres, basiques, ou à base d'éosine (colorant MGG = May-Grünwald Giemsa).

Leurs rôles sont également différents dans le corps :
les granulocytes neutrophiles sont des phagocytes, c'est-à-dire des cellules capables d'avaler et de digérer les antigènes comme les bactéries. Comme leur nom l'indique, ils possèdent des granules qui peuvent être exocytés (déversés hors de la cellule) afin de limiter l'inflammation à l'endroit de l'infection ;
les granulocytes basophiles attirent les autres globules blancs en déversant l'histamine contenue dans leurs granules. Cette histamine active la réaction inflammatoire et intervient également dans les réactions allergiques ;
les granulocytes éosinophiles sécrètent des substances qui tendent à limiter l'action de l'histamine des granulocytes basophiles. Leur rôle est de s'attaquer aux parasites de l'organisme, sans les phagocyter : ils se fixent dessus, déversent leurs granules qui contiennent des enzymes destinés à les détruire.

Voir aussi

Anomalie de Pelger-Huet
Leucocyte
Hémogramme



HISTAMINE


L’histamine est un médiateur chimique synthétisé par les granulocytes basophiles et les mastocytes (cellules appartenant à une variété de globules blancs).

L'histamine est stockée dans les cellules et libérée dans des circonstances telles que les réactions d'hypersensibilité.

L'histamine provoque une sécrétion de suc gastrique et d'acide chlorhydrique, un relâchement des petites artères, une contraction des bronches et des muscles de l'intestin, une accélération de la fréquence cardiaque (tachycardie), un relâchement des contractions de l'utérus.

Propriétés chimiques

L'histamine entraîne une vasodilatation et une bronchoconstriction. Dans l'estomac, elle stimule la sécrétion d'acide chlorhydrique.
D'un point de vue chimique, l'histamine est la 2-(4-imidazolyl)éthylamine et a pour formule C 5 H 9 N 3 . L'histamine est synthétisée par décarboxylation de l'histidine (un acide aminé). Cette réaction est catalysée par l'enzyme L-histidine décarboxylase. C'est une amine hydrophile vasoactive (d'où le nom).
Certaines formes d' intoxications alimentaires sont dues à la conversion de l'histidine en histamine dans des denrées alimentaires décomposées, comme du poisson, par l'action de décarboxylases microbiennes.

Histamine et allergies

L'histamine joue un rôle important dans les mécanismes de l'intolérance alimentaire, de l'allergie (elle est responsable de manifestations allergiques telles que les vasodilatations et les œdèmes), de l'anaphylaxie, de l'urticaire, des inflammations et augmente pendant la réaction allergique.
Les antihistaminiques sont des médicaments qui inhibent les récepteurs histaminiques H1 (manifestations allergiques) et H2 (estomac). Il existe en effet plusieurs sous-types de récepteurs histaminergiques (H1, H2, H3, H4). En bloquant les récepteurs de l'histamine, les antihistaminiques empêchent l'histamine d'agir.

Rôle de l’histamine dans le système nerveux central

L'histamine est aussi un neurotransmetteur synthétisé et libéré par les neurones appelés à juste titre « neurones histaminergiques ». On trouve le corps cellulaire de tels neurones dans une zone bien précise du système nerveux central : l'hypothalamus et plus précisément l'hypothalamus postérieur. Ces neurones histaminergiques projettent largement dans tout le cerveau et y libèrent de l'histamine, ce qui permet, entre autres, d'obtenir un état d'éveil satisfaisant (l'histamine n'est pas indispensable à l'éveil mais y contribue fortement). En effet, un déficit dans ce système histaminergique est probablement responsable de l'hypersomnie rencontrée dans la narcolepsie (maladie dans laquelle l'individu s'endort subitement).
Le rôle de l'histamine dans l'éveil explique aussi pourquoi les antihistaminiques utilisés contre l'allergie ont pour effet secondaire la somnolence : ils bloquent l’action de l’histamine. Mais les nouvelles générations d'anti-histaminiques ne passent pratiquement pas la barrière hémato-encéphalique et ne devraient plus provoquer de sédation.

On sait aujourd'hui que, dans le cerveau, un autre type cellulaire est capable de synthétiser l'histamine, il s'agit des cellules microgliales. Ces cellules appartiennent à la famille des monocytes/macrophages.

Le système histmaminergique cérébral module le rythme de veille/sommeil, mais aussi la prise alimentaire et/ou prise de poids, ainsi que l'attention et la vigilance. L'action de l'histamine se fait par 4 récepteurs: récepteur histaminergique H1, H2, H3 et H4.

Alimentation et histamine

L’intoxication histaminique, ou syndrome de pseudo-allergie alimentaire, provient de la consommation d’aliments renfermant de fortes quantités d’histamine
Le chocolat
Certains fromages tels le roquefort
Les poissons marinés tels le hareng et sardines
Les poissons de la famille des scombridés (thon, bonite et maquereau)
Les gibiers faisandés
La levure de bière et les aliments fermentés (vin, bière, choucroute)

Aliments histamino-libérateurs
La tomate, la fraise, l’ananas, la banane, les agrumes
Les légumineuses : pois sec, soja, lentilles, fèves, arachides
Les poissons et les crustacés
Les boissons alcoolisées
Les épices, dont la cannelle
Le jaune d'œuf

Notes



NEUTROPHILE

On appelle neutrophile un constituant cellulaire qui a une affinité pour les colorants neutres.

Les granulocytes neutrophiles (ou plus simplement neutrophiles) sont des leucocytes polynucléaires du sang qui ont une affinité pour les colorants neutres. La neutrophilie est une élévation du nombre de polynucléaires neutrophiles. La neutropénie est un abaissement du nombre de polynucléaires neutrophiles.

Voir aussi

Éosinophile
Basophile
Coloration de May-Grünwald-Giemsa



ÉOSINOPHILE

On appelle éosinophile un constituant cellulaire qui a une affinité pour l'éosine.

Les granulocytes éosinophiles (ou plus simplement éosinophiles) sont des leucocytes polynucléaires, polynucléaire étant un terme erroné malheureusement passé dans le langage courant du sang (en réalité ils ne possèdent qu'un seul noyau qui est polylobé), qui ont une affinité pour l'éosine.Elle fait partie des trois catégories formant les granulocytes. L'éosinophilie est une élévation du nombre de polynucléaires éosinophiles.

Voir aussi

Neutrophile
Basophile
Coloration de May-Grünwald-Giemsa



LEUCOCYTE

.
Les leucocytes ou globules blancs sont des cellules du système immunitaire. Elle sont produites dans la moelle osseuse et présentes dans le sang, la lymphe, les organes lymphoïdes (ganglions, rate, amygdale et végétations adénoïdes et plaques de Peyer) et de nombreux tissus conjonctifs de l'organisme.

Les adultes en bonne santé possèdent, normalement, entre 4 milliards et 10 milliards de globules blancs par litre de sang.

Le nombre de leucocytes circulant augmente en cas d'infection ou de réaction inflammatoire : on parle alors d'hyperleucocytose. Chez certains patients atteints de leucémie, les globules blancs peuvent se multiplier de manière excessive et, au maximum, provoquer un syndrome de leucostase.

Types de leucocytes

Il existe trois grandes classes de leucocytes : les granulocytes, les lymphocytes et les monocytes.

Les granulocytes étaient anciennement désignés sous le terme de « polynucléaires », car au microscope optique ils semblaient contenir plusieurs noyaux. Ils n’en ont en fait qu’un, formé de plusieurs lobes reliés par de fins ponts de chromatine.

Les granulocytes (ou polynucléaires)


On classe les granulocytes en trois catégories, en fonction de la couleur de leurs granules après utilisation du colorant de May-Grünwald Giemsa :
les granulocytes neutrophiles, qui sont des phagocytes bactéricides ;
les granulocytes éosinophiles, qui participent notamment à la lutte contre les parasites ;
les granulocytes basophiles, qui jouent un rôle majeur dans l'inflammation.

Les lymphocytes


On distingue plusieurs catégories de lymphocytes.
Les lymphocytes B, qui fabriquent des protéines appelées anticorps, spécifiques d'un antigène donné. Cet antigène peut être porté par un agent pathogène (bactérie par exemple) et les anticorps vont alors aider à sa destruction. Les anticorps peuvent aussi être dirigés contre un antigène du « soi » et ils sont alors à l'origine d'une maladie auto-immune (exemple : facteurs antinucléaires et lupus). Il existe aussi des lymphocytes B « mémoire » qui permettent le maintien au cours du temps d'une réaction immune.
Les lymphocytes T, qui se subdivisent en trois sous-catégories principales :
les lymphocytes T cytotoxiques, qui sont les cellules effectrices de l'immunité à médiation cellulaires : ils ont une action cytotoxique vis à vis de cellules infectées par un virus ou de cellules cancéreuses ;
les lymphocytes T auxiliaires, qui sont des cellules qui induisent et régulent la réponse immunitaire ;
les lymphocytes T suppresseurs, qui sont également des cellules régulatrices.
Les lymphocytes tueurs, qui sont capables de reconnaître les cellules cancéreuses ou celles infectées par un virus et de les détruire.

Les monocytes

Les monocytes et macrophages sont des cellules ayant essentiellement une fonction de phagocytose. Les monocytes sont des cellules du sang, et les macrophages sont issus de la transforamation des monocytes après le passage de ceux-ci dans les tissus.

Fonctions des leucocytes ou globules blancs

Les monocytes/macrophages et les granulocytes neutrophiles sont des phagocytes qui ingèrent les bactéries et des cellules anormales, infectées ou mortes.

Les lymphocytes sont impliqués dans les réactions immunitaires : immunité humorale, liée à la production d'anticorps, et immunité cellulaire, liée à la prolifération de cellules effectrices (lymphocytes T cytotoxiques).

Les leucocytes observés dans le sang sont en transit. En effet, les leucocytes passent la majeure partie de leur temps hors du système circulatoire, et patrouillent dans les tissus où se déroulent la plupart des luttes contre les agents pathogènes. Les ganglions lymphatiques renferment également de nombreux leucocytes.

Les leucocytes sont fabriqués dans la moelle osseuse à partir des cellules souches hématopoïètiques qui se différencient en précurseurs myéloïdes (pour les polynucléaires, les monocytes et les macrophages) ou lymphoïdes (pour les lymphocytes). Certains lymphocytes quittent la moelle osseuse pour atteindre la maturité dans les organes lymphatiques : rate, thymus, amygdales, organes lymphatiques du tube digestif (plaques de Peyer) et ganglions lymphatiques.

Les leucocytes sont riches en vitamine C, ils en contiennent 80 fois plus que le plasma sanguin .

Maladies

Les principales maladies affectant spécifiquement les leucocytes sont des hémopathies malignes : leucémie aiguës et chroniques, lymphome, myélome, dysgammaglobulinémies malignes (maladie de Waldenström).

Il existe aussi des maladies génétiques : neutropénie congénitales sévères, syndrome de Shwachman, neutropénie cyclique, granulomatoses septiques...

Voir aussi


Image:Illu blood cell lineage.jpg 
Blood cell lineage

Sang
Leucémie
Système immunitaire

Références

Liens externes

Animation présentant la migration à travers les parois d'un neutrophile



PUS

Le pus est une substance blanchâtre ou jaune qui peut être trouvée dans des régions d'infections bactériennes, y compris les infections superficielles, tels des boutons. Une accumulation de pus dans un espace de tissu confiné s'appelle un abcès.

Le pus consiste en des granulocytes neutrophiles (un type de leucocytes), des débris, des cellules mortes ou mourantes et des compléments de tissu nécrotique, formé par le processus de la nécrose.

Le premier traitement d'un abcès est l'évacuation du pus donc il faut parfois le ponctionner ou exciser car si le pus ne s'évacue pas vers l'extérieur il risque fortement de fistuliser (créer un tunnel vers l'extérieur ou vers un autre organe interne). Le pus peut cependant être résorbé progressivement par les macrophages s'il n'y en a qu'une petite quantité.



VASCULARITE

En médecine, les vascularites sont un groupe de maladies impliquant l'inflammation des parois des vaisseaux sanguins. Ces causes principales sont des maladies auto-immunes et, occasionnellement, des infections. Leur traitement dépend de la cause. Alors que la plupart des vascularites sont des maladies rares, elles s'en prennent généralement à divers groupes d'organes et peuvent provoquer un handicap grave.

Diagnostic

Classification

Les vascularites sont des maladies inflammatoires de la paroi vasculaire.
Elles peuvent être primitives ou secondaires à d'autres affections comme par exemple le lupus erythémateux disséminé (LED).

Type de vascularites

(Nomenclature de Chapel Hill, 1994)

Vascularites de l'aorte et des gros troncs
Maladie de Horton
Artérite de Takayasu

Vascularites des artères de moyen calibre
Périartérite noueuse
Maladie de Kawasaki

Vascularites de petits vaisseaux
Microvascularites associées aux ANCA
Granulomatose de Wegener
Micropolyangéite
Angéite granulomateuse de Churg et Strauss
Microvascularites sans ANCA
Purpura rhumatoide
Vascularite cryoglobulinémique(mixte essentielle)
Vascularite glomérulaire médiée par des anticorps antimembrane basale glomérulaire (anti-MBG)
Maladie de Behçet

Source

Jenette JC, Falk RJ. Small-vessel vasculitis . N Engl J Med 1997; 337(21):1512-23. ( Abstract ).

Liens Externes

Les vascularites des nerfs

è



MALADIE AUTO-IMMUNE

Les maladies auto-immunes sont dues à une hyperactivité du système immunitaire à l'encontre de substances ou de tissus qui sont normalement présents dans l' organisme.

Parmi ces maladies peuvent être cités les thyroïdites auto-immunes, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Goujerot-Sjögren, la maladie de Crohn, etc.

Leur cause n'est pas encore bien élucidée : certaines d'entre elles sont considérées comme des maladies d'abondance. Le lien est par exemple avéré entre l'arthrite et l'obésité, et l' OMS déclare que l'arthrite est plus fréquente dans les pays développés. La plupart des maladies auto-immunes sont probablement le résultat de causes multiples, telles qu'une prédisposition génétique stimulée par une infection, associée à la présence d'une substance chimique ou aliment.

Les femmes semblent être plus touchées par les maladies auto-immunes. On ignore pourquoi, bien qu'il ait été prouvé que les taux d'hormones soient liés à la gravité de certaines maladies auto-immunes dont la sclérose en plaques .

Épidémiologie

Les auto-anticorps sont des anticorps dirigés contre des éléments de l'organisme qui les a fabriqués. Le nombre de ces auto-anticorps est élevé. Certains de ces auto-anticorps sont plus fréquemment retrouvés dans certaines maladies que l'on appelle maladie auto-immune :
Maladie de Berger : Ac anti-glomérule rénal
Maladie de Basedow : Ac anti-récepteurs de la TSH
Thyroïdite d'Hashimoto : Ac anti-thyroglobuline, Ac anti-thyropéroxydase
Myxoedème primaire : Ac anti-thyropéroxydase
Maladie cœliaque : Ac anti-endomysium, Ac anti-gliadine, Ac anti-transglutaminase
Rectocolite hémorragique : Ac anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophile
Maladie de Crohn : Ac anti-saccharomyces cerevisiae
Cirrhose biliaire primitive : Ac anti-mitochondries type Pyruvate déshydrogénase
Cholangite sclérosante primitive : Ac anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophile
Anémie de Biermer (Anémie pernicieuse): Ac anti-facteur intrinsèque, anti-cellule pariétale
Lupus érythémateux : Ac anti-ADN natif, Ac anti-Sm
Syndrome de CREST : Ac anti-centromères
Le diabète insulinodépendant de type 1 : AC anti-cellules Beta du pancréas
Sclérodermie systémique : Ac anti-Scl 70
Pemphigus Vulgaire : Ac anti-Desmogléine
Pemphigoïde bulleuse : Ac anti-Glycoprotéine Intégrine (Adhésion cellule-matrice)
Epidermolyse Bulleuse Acquise : Ac anti-Collagène IV
Dermatite herpétiforme : Ac anti-gliadine, Ac anti-endomysium
Myasthénie : Ac anti-récepteur de l'acétylcholine (Ac anti-RACh)
Syndrome myasthénique de Lambert-Eaton : Ac anti-canaux calciques voltage-dépendants (Ac anti-VGCC)
Polymyosite : Ac anti-Jo 1
Syndrome de Goujerot-Sjögren : Ac anti-SSA, Ac anti-SSB

Affections suspectées d'être des maladies auto-immunes

Le syndrome de Guillain-Barré
Le lupus érythémateux disséminé (LED)
La sclérose en plaques
La névrite optique
Le psoriasis
L'arthrite rhumatoïde
La thyroïdite d'Hashimoto
L'aplasie médullaire
Le syndrome de Reiter
La Cirrhose biliaire primitive
Le syndrome des anticorps antiphospholipides
Le syndrome Opsoclonus Myoclonus
L'artérite temporale (artérite à cellules géantes)
L'encéphalomyélite aiguë disséminée
Le syndrome de Goodpasture
La granulomatose de Wegener
Le syndrome de Churg-Strauss
La maladie cœliaque
Le Pemphigus Vulgaire
La Pemphigoïde bulleuse
L' Epidermolyse Bulleuse Acquise
La sarcoïdose
Le syndrome néphrotique
Maladie de La Peyronie

Maladies suspectées d'être pour tout ou partie de nature auto-immune

La cystite interstitielle
La neuromyotonie
La sclérodermie
Le vitiligo
La vulvodynie
La maladie de Behçet
La Maladie de La Peyronie
La Maladie de Lyme

Voir aussi

Système immunitaire

Liens externes

Association Française des Polyarthritiques

Notes et références


 
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D71
 Articles connexes
Maladie D71: anomalies fonctionnelles des granulocytes neutrophiles, dysphagocytose congénitale, granulomatose septique progressive, déficit en complexe récepteur de la membrane cellulaire [CR3], maladie granulomateuse ... Granulomatose chronique familiale ; maladie génétique associée à un déficit de capacité ...
www.eric-jacob.com
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